Ce matin, comme (très) souvent, il est arrivé de mauvaise humeur. Il s’est assis avec ce sentiment de ne pas vraiment exister dans l’entreprise, « la boîte » comme il dit. Il a l’impression que ce qu’il fait n’intéresse personne, qu’il se perd en gestes répétitifs, mécaniques. Des Clics, clics, clics, sans qu’advienne le moindre déclic. Lui qui a l’impression d’être si souvent transparent, il comprend le calvaire de l’homme invisible. Ne pas être vu, reconnu, quelle galère ! Sauf quand il s’agit de l’engueuler, ah ça, on ne le rate pas ! A tort ou à raison (là n’est pas la question), il se vit