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Ficelle n° 150 - Pensée visuelle et petits dessins

Ficelle n° 150 - Pensée visuelle et petits dessins

« Ma pensée a parfois des illuminations subites qui éclairent tout à coup le fond des questions » 

Sully Prudhomme

Que se passe-t-il quand vous pensez à un gâteau au chocolat ? Voyez-vous une définition du dictionnaire ? Un texte explicatif ? Sans doute pas… Vous visualisez, sentez et ressentez, percevez couleurs et odeurs…
Notre cerveau n’élabore en effet pas les idées de manière linéaire, uniquement à l’aide de mots ou de concepts bien alignés. Nos idées sont multiples et polymorphes parce que mouvantes, naviguant de notre cerveau droit à notre cerveau gauche, du siège de l’image à celui du langage.
Pourtant, le modèle linéaire est celui valorisé dans notre culture, de l’école au marché du travail ! C’est ainsi que nous appris à appréhender problèmes, projets et préoccupations.

Et si vous testiez une approche nouvelle, plus intuitive, visuelle et sensorielle ?
Tout d’abord, quelques mots sur la pensée visuelle. Non-linéaire, elle taille dans le vif, s’offre des raccourcis et le plaisir des associations involontaires. Elle favorise aussi le partage, avec d’autres, d’idées même complexes, de manière plus rapide et plus intuitive.

Côté fonctionnement, on peut le résumer en 4 étapes : regarder, voir, imaginer, montrer.

1. Regarder

Commencez par glaner les idées qui vous traversent, de manière à en avoir une vision d‘ensemble. On est ici dans une démarche semi-passive.

2. Voir

Ensuite, sélectionnez parmi ces pensées celles qui méritent d’être approfondies, cherchez les éléments semblables et disparates et classez-les d’une façon logique.

3. Imaginer

Une fois les idées sélectionnées, visualisez-les, manipulez-les mentalement, réorganisez-les. Prenez conscience des liens entre elles. A ce stade, les images, plus concises que les mots, forcent à éliminer l’accessoire et à se focaliser sur l’essentiel.

4. Montrer

Maintenant que vous avez identifié et donner du sens à vos idées, pensez à les partager aux autres.

CONCRÈTEMENT…

Voici quelques astuces pour passer à l’écriture visuelle et ainsi traduire aisément vos élucubrations !

  1. Mettez vos idées au clair sur papier. Et avant de les partager, préparez votre dessin…
  2. Introduisez des images : elles captent l’attention et facilitent les échanges car un dessin est concret, même quand il figure une notion abstraite.
  3. Choisissez vos mots : images et mots se renforcent mutuellement. Ce double codage de l’information démultiplie les effets produits sur le cerveau : compréhension, mémorisation, implication…


Lors d’une prochaine réunion, ce support présentera votre cheminement de pensée et renforcera la participation de votre équipe.
Choisissez avec soin une forme visuelle adaptée car votre dessin structurera le travail de groupe :

  1. Pour montrer les différents aspects d’un projet : choisissez un mindmapping ou encore l’image d’un arbre : ses racines, son tronc, ses fruits…
  2. Pour mettre en scène un processus, optez pour une roadmap ou encore un escalier pour montrer la progression…
  3. Pour organiser tâches et échéances, préférez une timeline ou une piste de slalom pour mettre en évidence les étapes…

Enfin, n’oubliez pas…

  • Vos interlocuteurs ont leur propre processus de pensée… c’est-à-dire qu’ils vont regarder votre dessin, voir ce qui les intéresse, imaginer comment ils peuvent manipuler les idées…
  • Utilisez un tableau blanc ou un flip chart, moins figé qu’un PowerPoint, pour nourrir votre schéma des réflexions de votre équipe.
  • Conservez une trace des échanges repris sur ce support. Photographiez-le, affichez-le… pour ancrer et soutenir la mise en œuvre de vos décisions collectives.

A vos marqueurs !