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Ficelle n°117: Transformez vos « Oui mais… » en « Et si… » et « Et pourquoi pas… »

Ficelle n°117: Transformez vos « Oui mais… » en « Et si… » et « Et pourquoi pas… »

« C’est étrange : plus je m’entraîne, plus j’ai de la chance. »

Gary Player, champion de golf


« Oui, mais… ». Combien de fois n’avons-nous pas entendu cette réponse ?
« Oui, mais on n’a jamais fait comme ça », « Oui, mais cela va coûter trop cher … ».
Et combien de fois ne nous sommes nous pas auto-censurés face à une idée neuve, un peu différente et inhabituelle? « Oui, mais que vont penser les autres ? ».

Ces « oui, mais » nous les connaissons tous, que cela soit dans notre vie professionnelle et personnelle.
Et avec eux, que de possibilités tuées dans l’œuf ! Que d’occasions d’essayer de faire autrement et de découvrir de nouveaux horizons sont alors stoppées nettes.

Que se cache-t-il derrière ces « oui, mais… » ? Certains diront une attitude sage et rationnelle. Où bien s’agirait de façon plus prosaïque de la peur ?
Une peur « réflexe » face au changement des habitudes, la peur de l’échec et du regard des autres.

Avoir peur est un réflexe humain normal. Pendant des milliers d’années, avoir peur a été intiment lié à notre survie.
En effet, face à un environnement parfois extrêmement hostile, l’être humain a développé des stratégies pour éviter le danger. Que ce danger existe bel et bien ou pas du tout ! C’est ce que l’on appelle « le tigre de papier », une chose apparemment menaçante, mais en réalité inoffensive.
Mais pour nos ancêtres, il avait un meilleur bénéfice à croire systématiquement qu’il y avait un tigre prêt à les dévorer derrière chaque buisson. S’ils n’avaient pas développé cet instinct primitif, il y aurait peut-être beaucoup plus de tigres mais certainement peu ou plus du tout d’humains à l’heure actuelle !

Si pour beaucoup d’entre nous, les conditions de sécurité de vie se sont notablement améliorées tout au long de notre évolution, cet instinct de peur s’est profondément inscrit dans notre cerveau archaïque, appelé le cerveau reptilien. C’est donc dans ce « 1er cerveau », inconscient, pulsionnel et instinctif que réside nos capacités de survie, mais aussi notre penchant à sur-développer notre vigilance aux expériences négatives, réelles ou pas.

Cet instinct à d’abord envisager le négatif, nous conduit à surestimer les menaces et à sous-estimer les opportunités. Et cela se traduit notamment par des « Oui, mais… ».

Et que serait l’innovation sans la moindre prise de risque ?
Heureusement, nous sommes capables de choses extraordinaires et cet ordinateur personnel unique et surpuissant qu’est notre cerveau, s’il est entraîné régulièrement, peut modifier notre rapport face à la peur et aux changements.
Oui, la neuroplasticité neuronale (cette capacité d’apprentissage et de changement quelque soit l’âge) peut nous permettre d’appréhender l’inconnu sous un angle plus réceptif et plus positif. A conditions qu’il soit entraîné et nourri régulièrement par des expériences positives afin de modifier notre état d’esprit.
Cet état d’esprit plus ouvert à l’incertitude peut à force d’exercices, reconfigurer notre cerveau pour accueillir la nouveauté et l’inattendu.

Alors, à chaque fois que vous détecterez l’automatisme du « Oui, mais… », habituez-vous à le reformuler en « Et si… ? » et « Pourquoi pas ? ». Peu à peu, vous allez modifier votre perception du monde pour le voir plus riche en opportunités.
Un apprentissage porteur en termes de créativité et donc d’innovation.