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Ficelle n° 116 : C’est toudi celui qui brait qui tête.

Ficelle n° 116 : C’est toudi celui qui brait qui tête.

Avouons-le, les expressions wallonnes sont plutôt rares dans les ficelles. C’est le directeur d’un site industriel qui nous a fait découvrir celle-ci et cette expression va nous permettre d’évoquer la pyramide inversée et le modèle de Quinn !

Commençons par le modèle de Quinn.

J’entends régulièrement des participants me dire que « leur chef » ne leur donne pas les moyens de bien faire leur travail, que les autres services sont mieux équipés, que …

Le modèle des valeurs concurrentielles de Robert Quinn distingue 8 rôles de leader. Parmi ceux-ci, le rôle d’« agent de liaison » consiste à être l’intermédiaire entre l’équipe et son environnement immédiat. Cela implique qu’un leader doit comprendre les relations de pouvoir et de dépendance, qu’il peut appliquer différentes stratégies d’influence afin d’occuper une position de négociation favorable vis-à-vis de son environnement. Il faut également qu’il soit capable de communiquer ses idées de manière efficace et persuasive.

En jouant pleinement et efficacement ce rôle d’interface avec son environnement, un chef de service peut ainsi répercuter les besoins et demandes (légitimes !) exprimés par son équipe vers celles et ceux qui peuvent les satisfaire. Il en assure également un suivi résolu et assertif et contribue ainsi à ce que son équipe ne soit pas oubliée et qu’elle reçoive son dû (équipement correct, …).

C’est toudi celui qui brait qui tête : le chef de service doit donc braire… traduisez, faire entendre les besoins, demandes et attentes de son équipe. Ce faisant, il s’inscrit dans la logique de la pyramide managériale inversée en se mettant au service de son équipe et en veillant à ce qu’elle dispose des moyens d’atteindre ses objectifs.

Concrètement, comment faire ?

En tant que chef de service et pour exercer au mieux ce rôle d’agent de liaison, Quinn suggère de développer trois compétences :

  • Vous devez exercer un juste niveau de pouvoir dans votre organisation
  • Vous devez être capable de négocier
  • Vous devez être un bon orateur

Connaître les sources du pouvoir (rétribution, compétence, coercition, …) et développer le sien sans perdre de vue l’intérêt collectif constitue sans nul doute un premier pas dans la bonne direction.

Les moyens étant (de plus en plus ?) limités dans les organisations, développer de saines compétences en négociation pourrait contribuer à ce que votre équipe soit fière que son chef tire bien … leur épingle du jeu.

Enfin il n’est pas rare que votre capacité à vous exprimer en public ait autant ou plus d’importance dans le choix de soutenir votre projet plutôt que celui de votre collègue qu’en a la qualité dudit projet.